…LE VOYAGEUR…

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  LE  VOYAGEUR  .


Il est entré dans le compartiment
Juste au dernier moment
Un peu essoufflé
Regard halluciné bordé de rouge
Son téléphone à la main
Il regarde à tout instant son écran
Il semble attendre quelque chose
Sa respiration devient haletante
Il sent la cigarette et la bière
Il soupire , regard dans le vague
Il se lève au départ du train
Envoie d’un ultime texto
Peut être un dernier adieu
Ses mains ne sont pas vraiment propres
Il n’est pas vraiment sale non plus
Les chaussures sont cirées
La barbe pas rasée
Il a une blessure au front
Son regard bleu se pose sur moi
Il repart à son écran
Bruits tout autour
Voix criante d’une femme
Conversations feutrées aussi
Passages répétés de gens en déplacement
Mais lui ne voit que son écran
Et là il attend , à chaque instant
Comme si chaque seconde était comptée
Quand il soupire très fort
son haleine vient jusqu’à moi
C’est un peu dérangeant
Son regard qui revient sur moi
Je n’ai rien à lui transmettre
Je sens pourtant comme une urgence
Un besoin de parler , d’exprimer
Les lèvres serrées continuent à regarder
Un écran obstiné et franchement tourné
Vers le noir le plus complet
Il n’y a pas de joie dans cet homme là
Je sens un gouffre , une carcasse vide
J’aimerai qu’il arrête de me regarder  
Je me sens gênée de cette fixité
Un homme aux abois mais de quoi
Dernier élan vers son écran
Ses paupières se ferment
Je vais sentir la paix .


( 13 / 06 / 2010 )  SLY  .

 

…AU COEUR DE TOI …

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AU CŒUR DE TOI  .

j’ai plongé
J’ai plongé au cœur de toi
En corps à cœur
Dis au temps qui nous reste
L’envie que j’ai de toi
Le temps ne tient qu’à un fil
Qu’on appelle l’espoir
Dans ce pas de deux
A peine esquissé
J’y ai déjà mis de moi
Je garde en moi ton emprunte
L’odeur de ta peau mêlé à ton parfum

J’ai plongé
J’ai plongé au cœur de toi
Dis au temps qui nous reste
L’envie que j’ai de toi
Les signes , le hasard , le destin
Je suis prête à croire à tout
A toi surtout
Pour que dure cette histoire
Mais
Qui a-t-il à croire
Qui a-t-il à voir
L’homme sage dit qu’il faut
Aller au bout de ses rêves
Quitte à s’y briser
J’ai plongé
J’ai plongé au cœur de toi
En corps à cœur
Dis au temps qui nous reste
Que l’amour est en moi .

( 05 / 06 / 2010 )  SLY  .

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LES SORTILEGES DE LA LUNE…

 

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LES SORTILEGES DE LA LUNE  .

 

 

Entre ombre et faisceau lumineux

Je me joue des choses et des gens

Je brouille la réalité pour mieux me promener

Allant même au seuil de la folie

Avec audace je frôle les croix des tombes

Dans des cimetières ensevelis

Redonnant une vie miraculeuse

A de somptueuses statues de marbre

Fidèles images d’amoureuses déchues

Je m’arrête sur l’épaule d’un Apollon

Pour mieux glisser sur l’albâtre de son torse

Clin d’œil coquin sur une virilité endormie 

Mais voici les premiers habitants de la nuit

Perchés sur la branche d’un arbre

Les yeux inlassablement ouverts sur l’obscurité

Guetteurs incessants aux hululements effrayants

Et mon met favori , des amoureux sur un banc assis

Ils se murmurent , ils se susurrent des mots doux

Qui ont déjà traversé bien des éternités

Chuttttt , il ne faut pas les détromper

Ils pensent que c’est pour toujours

Je sème un peu de poudre dorée

Parfois sur certains écervelés

Pour que se prolonge leur rêve éveillé

Pour qu’il dure plus longtemps qu’un été

Avant que la vie ne vienne les broyer

A d’autres j’ôte illusions

Déchire le voile de la passion

C’est moi la lune

Sereine maîtresse de vos destinées

Sorcière ou déesse

A chacun son image

Sachez juste que je joue de vous .

 

( 03 / 06 / 2010 )   SLY  .

…LE POETE …

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Le  poète  .


Du temps que
j’étais écolier,
Je restais un soir à
veiller
Dans notre salle solitaire.
Devant ma table vint s’asseoir
Un

pauvre enfant vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Son

visage était triste et beau :
A la lueur de mon flambeau,
Dans mon
livre
ouvert il vint lire.
Il pencha son front sur sa main,
Et resta
jusqu’au
lendemain,
Pensif, avec un doux sourire.

Comme j’allais avoir
quinze
ans
Je marchais un jour, à pas lents,
Dans un bois, sur une
bruyère.
Au
pied d’un arbre vint s’asseoir
Un jeune homme vêtu de noir,
Qui me

ressemblait comme un frère.

Je lui demandai mon chemin ;
Il
tenait un
luth d’une main,
De l’autre un bouquet d’églantine.
Il me fit un
salut
d’ami,
Et, se détournant à demi,
Me montra du doigt la colline.

A

l’âge où l’on croit à l’amour,
J’étais seul dans ma chambre un
jour,
Pleurant ma première misère.
Au coin de mon feu vint
s’asseoir
Un
étranger vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il
était
morne et soucieux ;
D’une main il montrait les cieux,
Et de
l’autre il
tenait un glaive.
De ma peine il semblait souffrir,
Mais il ne
poussa
qu’un soupir,
Et s’évanouit comme un rêve.

A l’âge où l’on est

libertin,
Pour boire un toast en un festin,
Un jour je soulevais
mon
verre.
En face de moi vint s’asseoir
Un convive vêtu de noir,
Qui
me
ressemblait comme un frère.

Il secouait sous son manteau
Un
haillon de
pourpre en lambeau,
Sur sa tête un myrte stérile.
Son bras maigre
cherchait le mien,
Et mon verre, en touchant le sien,
Se brisa
dans ma
main débile.

Un an après, il était nuit ;
J’étais à genoux
près du
lit
Où venait de mourir mon père.
Au chevet du lit vint s’asseoir
Un

orphelin vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Ses
yeux
étaient noyés de pleurs ;
Comme les anges de douleurs,
Il était
couronné
d’épine ;
Son luth à terre était gisant,
Sa pourpre de couleur de
sang,
Et son glaive dans sa poitrine.

Je m’en suis si bien
souvenu,
Que je l’ai toujours reconnu
A tous les instants de ma
vie.
C’est une étrange vision,
Et cependant, ange ou démon,
J’ai
vu
partout cette ombre amie.

Lorsque plus tard, las de souffrir,
Pour

renaître ou pour en finir,
J’ai voulu m’exiler de France
;
Lorsqu’impatient de marcher,
J’ai voulu partir, et chercher
Les

vestiges d’une espérance ;

A Pise, au pied de l’Apennin ;
A
Cologne,
en face du Rhin ;
A Nice, au penchant des vallées ;
A Florence, au
fond
des palais ;
A Brigues, dans les vieux chalets ;
Au sein des Alpes

désolées ;

A Gênes, sous les citronniers ;
A Vevey, sous les
verts
pommiers ;
Au Havre, devant l’Atlantique ;
A Venise, à l’affreux
Lido,
Où vient sur l’herbe d’un tombeau
Mourir la pâle Adriatique
;

Partout où, sous ces vastes cieux,
J’ai lassé mon coeur et
mes
yeux,
Saignant d’une éternelle plaie ;
Partout où le boiteux
Ennui,
Traînant ma fatigue après lui,
M’a promené sur une claie
;

Partout où, sans cesse altéré
De la soif d’un monde ignoré,
J’ai

suivi l’ombre de mes songes ;
Partout où, sans avoir vécu,
J’ai
revu ce
que j’avais vu,
La face humaine et ses mensonges ;

Partout où,
le long
des chemins,
J’ai posé mon front dans mes mains,
Et sangloté comme
une
femme ;
Partout où j’ai, comme un mouton,
Qui laisse sa laine au
buisson,
Senti se dénuder mon âme ;

Partout où j’ai voulu
dormir,
Partout où j’ai voulu mourir,
Partout où j’ai touché la
terre,
Sur ma route est venu s’asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui

me ressemblait comme un frère.

Qui donc es-tu, toi que dans cette

vie
Je vois toujours sur mon chemin ?
Je ne puis croire, à ta
mélancolie,
Que tu sois mon mauvais Destin.
Ton doux sourire a
trop de
patience,
Tes larmes ont trop de pitié.
En te voyant, j’aime la
Providence.
Ta douleur même est soeur de ma souffrance ;
Elle
ressemble à
l’Amitié.

Qui donc es-tu ? – Tu n’es pas mon bon ange,
Jamais
tu ne
viens m’avertir.
Tu vois mes maux (c’est une chose étrange !)
Et
tu me
regardes souffrir.
Depuis vingt ans tu marches dans ma voie,
Et je
ne
saurais t’appeler.
Qui donc es-tu, si c’est Dieu qui t’envoie ?
Tu
me
souris sans partager ma joie,
Tu me plains sans me consoler !

Ce
soir
encor je t’ai vu m’apparaître.
C’était par une triste nuit.
L’aile
des
vents battait à ma fenêtre ;
J’étais seul, courbé sur mon lit.
J’y

regardais une place chérie,
Tiède encor d’un baiser brûlant ;
Et
je
songeais comme la femme oublie,
Et je sentais un lambeau de ma vie
Qui
se
déchirait lentement.

Je rassemblais des lettres de la veille,
Des

cheveux, des débris d’amour.
Tout ce passé me criait A l’oreille
Ses

éternels serments d’un jour.
Je contemplais ces reliques sacrées,
Qui
me
faisaient trembler la main :
Larmes du coeur par le coeur dévorées,
Et
que
les yeux qui les avaient pleurées
Ne reconnaîtront plus demain
!

J’enveloppais dans un morceau de bure
Ces ruines des jours
heureux.
Je me disais qu’ici-bas ce qui dure,
C’est une mèche de
cheveux.
Comme un plongeur dans une mer profonde
Je me perdais
dans tant
d’oubli.
De tous côtés j’y retournais la sonde,
Et je pleurais,
seul, loin
des yeux du monde,
Mon pauvre amour enseveli.

J’allais poser
le sceau
de cire noire
Sur ce fragile et cher trésor.
J’allais le rendre,
et, n’y
pouvant pas croire,
En pleurant j’en doutais encor.
Ah ! faible
femme,
orgueilleuse insensée,
Malgré toi, tu t’en souviendras !
Pourquoi,
grand
Dieu! mentir à sa pensée ?
Pourquoi ces pleurs, cette gorge
oppressée,
Ces
sanglots, si tu n’aimais pas ?

Oui, tu languis, tu soufres, et tu
pleures
;
Mais ta chimère est entre nous.
Eh bien ! adieu ! Vous compterez
les
heures
Qui me sépareront de vous.
Partez, partez, et dans ce coeur
de
glace
Emportez l’orgueil satisfait.
Je sens encor le mien jeune et

vivace,
Et bien des maux pourront y trouver place
Sur le mal que
vous
m’avez fait.

Partez, partez! la Nature immortelle
N’a pas tout
voulu
vous donner.
Ah ! pauvre enfant, qui voulez être belle,
Et ne
savez pas
pardonner !
Allez, allez, suivez la destinée;
Qui vous perd n’a
pas tout
perdu.
Jetez au vent notre amour consumée ; –
Eternel Dieu ! toi
que j’ai
tant aimée,
Si tu pars, pourquoi m’aimes-tu ?

Mais tout à coup
j’ai vu
dans la nuit sombre
Une forme glisser sans bruit.
Sur mon rideau
j’ai vu
passer une ombre;
Elle vient s’asseoir sur mon lit.
Qui donc
es-tu, morne
et pâle visage,
Sombre portrait vêtu de noir ?
Que me veux-tu,
triste
oiseau de passage ?
Est-ce un vain rêve ? est-ce ma propre image
Que

j’aperçois dans ce miroir?

Qui donc es-tu, spectre de ma
jeunesse,
Pèlerin que rien n’a lassé ?
Dis-moi pourquoi je te
trouve sans
cesse
Assis dans l’ombre où j’ai passé.
Qui donc es-tu, visiteur
solitaire,
Hôte assidu de mes douleurs ?
Qu’as-tu donc fait pour
me suivre
sur terre ?
Qui donc es-tu, qui donc es-tu, mon frère,
Qui
n’apparais
qu’au jour des pleurs ?

LA VISION

– Ami, notre père est le

tien.
Je ne suis ni l’ange gardien,
Ni le mauvais destin des
hommes.
Ceux que j’aime, je ne sais pas
De quel côté s’en vont
leurs
pas
Sur ce peu de fange où nous sommes.

Je ne suis ni dieu ni
démon,
Et tu m’as nommé par mon nom
Quand tu m’as appelé ton
frère,

tu vas, j’y serai toujours,
Jusque au dernier de tes jours,

j’irai
m’asseoir sur ta pierre.

Le ciel m’a confié ton cœur.
Quand
tu seras
dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le
chemin ,
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la SOLITUDE.

Alfred de MUSSET  .

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….BONJOUR OU ADIEU …

 

 

 

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  BONJOUR   OU   ADIEU .

 

 

Etait-ce un bonjour ou un adieu

Te voilà à cette heure indue de la nuit

A ma porte en train de sonner

Juste pour un baiser , un câlin

Se retenir , se rapprocher , s’éloigner

Moments instantanés volés

Quelques jours de séparation

C’est parfois bien long

 

Etait-ce un bonjour ou un adieu

Te voilà à cette heure indue de la nuit

A ma porte en train de sonner

Juste pour un baiser , un câlin

Regarder sa montre , ne pas s’oublier

Francs rires de deux fêlés

Incapable de rester séparés

 

Etait-ce un bonjour ou un adieu

Te voilà à cette heure indue de la nuit

Rendu au seuil de ma porte 

La guitare à la main

Comme un grand gamin

Et ton sourire si taquin

Que je te prends la main

Et tant pis ce que sera demain .

 

( 04 / 06 / 2010 )    SLY  .

 

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…A TOUS LES VALMONT …


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A  TOUS   LES   VALMONT .




Séduisant et charmant
Tel un monsieur Valmont de notre temps
Les mots tombent de vos lèvres facilement
Mots tendresses
Si on y croit presque
Mots douleurs
Si on a du cœur
Tu es ,être volage
Certainement oiseau de passage
Un oiseau posé un instant
Un oiseau qui s’envole au gré du vent
Ton chant est certes envoutant
A celle qui l’entend
A qui se laisse succomber
Tu ne saurai résister
Mais gare à l’ingénue
Qui le moment venu
Ne sait voir la lueur
Qui déjà t’emporte ailleurs
Séduisant et charmant
Tel un monsieur Valmont de notre temps
Des mots plus qu »éculés
Sortent de tes lèvres désabusées
Tes mots sont toujours les mêmes
Mais ton visage devient blême
Aurai-tu rencontré un écueil
Ou ne serai-ce que Madame de Merteuil
Qui de tes charmes te ferait douter
L’oiseau pourrait bien tomber
Ou bien serai-ce que de ton image
Tu réalises et prend ombrage .


( 5 / 06 / 2010 )    SLY  .

…AIMER…

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   AIMER   .




Si je pouvais encore conjuguer le verbe Aimer
Je pourrai peut être te le donner
Knopfler joue de la guitare dans la nuit
Et moi je rêve à ma fenêtre sans bruit
Je rêve à ma douceur de vivre
Celui pour lequel je respire
Saxo et guitare solo
Pourtant je pense duo
Si je pouvais encore conjuguer le verbe Aimer
Je pourrai certainement te le donner
Pendant que les accords résonnent
Mes yeux clameur s’abandonnent
Mes pensées volent vers lui
Et je le vois dans la nuit
Dans l’éclat lumineux de mon écran
Les paroles tendresses de mon amant
Si je pouvais encore conjuguer le verbe Aimer
Je devrai assurément te le donner 
Knopfler joue de la guitare dans la nuit
Et moi je rêve à ma fenêtre sans bruit .



( 4 / 06 / 2010 )   SLY  .

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…MA PLUME…

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  MA  PLUME  .




Ce soir j’ai le délire
Ce soir j’ai envie d’écrire
J’ai la plume qui gigote
J’ai la plume qui tressaute
Les mots peu farouches
Se présentent à ma bouche
Les mots sans pudeur
Se composent tout seuls
Sur les lignes de ma blanche page
Sur ces lignes ils ne sont pas très sages
Et ma plume sans supporter de distraction
Et ma plume va dans ta seule direction 
Elle glisse avec tant de facilité
Elle pourrait tout vous raconter
Sa voix sans arrêt chante pour moi
Sa voix sans arrêt parle de toi
Soudain elle ne sait plus
Soudain elle reste suspendue
La voix de la raison se fait entendre
La voix de la raison n’est pas tendre
Rêver , il faut pour vivre
Réalité , il faut pour survivre
Ma plume ne chante plus
Ma plume s’est tue
Elle laisse la place au silence
Elle laisse la place à l’absence .



( 27 / 05 / 2010 )  SLY  .

…A CORPS A CORPS …

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 A  CORPS  A   CORPS  .




Les corps las et repus
Fourbus de nos étreintes
Féroces combats sans ennemis
Qui se donnent , s’offrent
Pour mieux se reprendre
Un je t’aime , tu m’aimes
Sur musique enchanteresse
Un corps à corps sans blessés
Sensualité débridée au service
Du plaisir des sens
Écoutant la chanson
De la moindre hésitation
A la différence de respiration
La valse de nos mains nous prolonge
Nous allonge à l’infini.
Les corps courbaturés
Chacune de nos joutes
Dont nous sommes les jouets
Aller au bout du désir
De se donner , de se découvrir
Se rejoindre à l’unisson
Se mettre au diapason
Éreintés se laisser aller
Laisser la chair s’exprimer
Profiter d’une tendresse méritée
Se reposer , s’alanguir
En attendant de la flamme
Rallumer le brasier .



( 27 / 05 / 2010  )   SLY  .

…LA GARE…


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  LA   GARE   .




Assise seule à cette table bancale
Devant un café , elle grignote .
Hall de gare empli de fantômes
Visages hagards dans l’attente
De cet ordinaire blafard
Elle fait un retour sur son court passé .
Avec tendresse , elle revoit la rencontre .
Regards reconnaissance et sourires
Déjà moments de fou rire
Devant des tablettes de chocolat .
Spontanéité quand il lui a pris la main
Sans hésitation , deux marches à sauter ,
Sur l’escalator , un baiser volé .
Gamin espiègle à l’arrière de la voiture
Avide aux mains  agiles
Tout en alarme , pas le temps
Retient l’instant , il s’échappe .
Un sourire se dessine sur ses lèvres à elle
Évocation drôle , simple de naturel
Et tellement douce .
Le hall de gare a disparu
Disparu les inconnus ,
Là a l’attendre juste un grand gamin
Dégingandé qui tend les bras
Elle sort du café , elle le voit
Elle s’en va prendre son train .



( 14 / 05 / 2010 )    SLY