


LE MONTESPAN .
Au beau temps du Roi-Soleil , avoir une femme qui plaisait au monarque
était pour les nobles une source inépuisable de richesse :
Pas pour Mr Louis- Henri de Pardaillan , marquis de Montespan .
Cocu , oh pardon , infortuné cocu ,
il refusât sa situation au grand dam de roi .
Toute sa vie il encourut les foudres de l’homme le plus puissant du royaume
pour tenter de récupérer sa femme ,
persuadé que celle-ci n’était que contrainte et forcée
d’accepter les hommages du souverain .
Un tableau hilarant , cru et osé , à contre courant des images
soignées qu’on veut donner de ce siècle .
Une lecture amusante et par moment émouvante .


CAUHEMAR .
Redressée dans le lit , le cœur battant aux tempes .
Réveil en sursaut.
Campée devant la fenêtre , une lueur tenue à l’horizon .
Se gorger avidement de cette pale lumière
Afin de chasser les fantômes qui s’attardent .
Cendres dans la cheminée
Amertumes dans la bouche
Un regard chargé des brumes du souvenirs .
Le monde des cauchemars s’attarde
A la lisière des larmes qui bordent les yeux .
Il n’y a pas de sons , de senteurs ,
De saveurs palpables
Juste des illusions égales à la fuite des sens hallucinés .
Sables mouvants et gluants dont s’extirper demande un certain temps .
Mais la lueur grandit et gagne en place
Repoussant dans les recoins les ombres devenues frileuses .
Les relents nauséeux s’éloignent alors
( 12 /01 / 10 ) SLY .


Peuples ! écoutez le poète !
Écoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n’est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.
C’est lui qui, malgré les épines,
L’envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine
A pour feuillage l’avenir.
Il rayonne ! il jette sa flamme
Sur l’éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l’âme
D’une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
À tous d’en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l’étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !
VICTOR HUGO .


LES DESSOUS CHICS .
Les dessous chics
C’est ne rien dévoiler du tout
se dire que lorsqu’on est à bout
c’est tabou .
Les dessous chics
c’est une jarretelle qui claque
dans la tête comme une paire de claques .
Les dessous chics
ce sont des contrats résiliés
qui comme des bas résillés
ont filé .
Les dessous chics
c’est la pudeur des sentiments
maquillés outrageusement
rouge sang .
Les dessous chics
c’est se garder au fond de soi
fragile comme un bas de soie .
Les dessous chics
c’est des dentelles et des rubans
d’amertume sur un paravent
désolant .
Les dessous chics
ce serait comme un talon aiguille
qui transpercerait le cœur des filles…




