…SIN TU CARINO …

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 SIN  TU  CARINO  .


No sé como explicar

lo que siento aquí adentro
desde que yo te vi

todo cambio por completo
.

y yo sé, yo se

que eres tú quien llena este vació,

eres la vida que hay en mi,

quiero vivirla siempre junto a ti.

No sé que voy a hacer sin tu cariño,

no sé si viviré SIN TU CARIÑO.

He caminado tantas calles,

tan frías, tan solas

y cuando solo me he sentido

ahí estás tú como un espíritu
.

y lo sé, lo sé

sin tu amor siento que estoy perdido

si hay un deseo que pedir;

es pasar mi vida entera junto a tí.

No sé que voy a hacer sin tu cariño

no sé si viviré SIN TU CARINO .

Cuando mi mundo está al revés

tú eres mi calma, eres mi fe,

como la sangre que corre en mí,

te necesito para vivir.

No sé qué voy a hacer SIN TU CARINO .

 

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…AMOUR SECRET…

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 Amour  secret  .



Ô toi d’où me vient ma pensée,
Sois fière devant le Seigneur !
Relève ta tête abaissée,
Ô toi d’où me vient mon bonheur !

Quand je traverse cette lieue
Qui nous sépare, au sein des nuits,
Ta patrie étoilée et bleue
Rayonne à mes yeux éblouis.

C’est l’heure où cent lampes en flammes
Brillent aux célestes plafonds ;
L’heure où les astres et les âmes
Échangent des regards profonds.

Je sonde alors ta destinée,
Je songe à toi, qui viens des cieux,
A toi, grande âme emprisonnée,
A toi, grand cœur mystérieux !

Noble femme, reine asservie,
Je rêve à ce sort envieux
Qui met tant d’ombre dans ta vie,
Tant de lumière dans tes yeux

Moi, je te connais tout entière
Et je te contemple à genoux ;
Mais autour de tant de lumière
Pourquoi tant d’ombre, ô sort jaloux ?

Dieu lui donna tout, hors l’aumône
Qu’il fait à tous dans sa bonté ;
Le ciel qui lui devait un trône
Lui refusa la liberté.

Oui, ton aile, que le bocage,
Que l’air joyeux réclame en vain,
Se brise aux barreaux d’une cage,
Pauvre grande âme, oiseau divin !

Bel ange, un joug te tient captive,
Cent préjugés sont ta prison,
Et ton attitude pensive,
Hélas, attriste ta maison.

Tu te sens prise par le monde
Qui t’épie, injuste et mauvais.
Dans ton amertume profonde
Souvent tu dis : si je pouvais !

Mais l’amour en secret te donne
Ce qu’il a de pur et de beau,
Et son invisible couronne,
Et son invisible flambeau !

Flambeau qui se cache à l’envie,
Qui luit, splendide et clandestin,
Et qui n’éclaire de la vie
Que l’intérieur du destin.

L’amour te donne, ô douce femme,
Ces plaisirs où rien n’est amer,
Et ces regards où toute l’âme
Apparaît dans un seul éclair,

Et le sourire, et la caresse,
L’entretien furtif et charmant,
Et la mélancolique ivresse
D’un ineffable épanchement,

Et les traits chéris d’un visage,
Ombre qu’on aime et qui vous suit,
Qu’on voit le jour dans le nuage,
Qu’on voit dans le rêve la nuit,

Et les extases solitaires,
Quand tous deux nous nous asseyons
Sous les rameaux pleins de mystères
Au fond des bois pleins de rayons ;

Purs transports que la foule ignore,
Et qui font qu’on a d’heureux jours
Tant qu’on peut espérer encore
Ce dont on se souvient toujours.

Va, sèche ton bel œil qui pleure,
Ton sort n’est pas déshérité.
Ta part est encore la meilleure,
Ne te plains pas, ô ma beauté !

Ce qui manque est bien peu de chose
Quand on est au printemps vermeil,
Et quand on vit comme la rose
De parfums, d’ombre et de soleil.

Laisse donc, ô ma douce muse,
Sans le regretter un seul jour,
Ce que le destin te refuse
Pour ce que te donne l’amour !

VICTOR HUGO .


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…MA JEUNESSE…



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  MA   JEUNESSE   .



Dans ma jeunesse il y a des rues dangereuses
Dans ma jeunesse il y a des villes moroses
Des fugues au creux de la nuit silencieuse

Dans ma jeunesse quand tombe le soir
C’est la course à tous les espoirs
Je danse toute seule devant mon miroir

Mais ma jeunesse me regarde sérieuse elle me dit :
"Qu’as tu fais de nos heures?
Qu’as tu fais de nos heures précieuse?
Maintenant souffle le vent d’hiver"

Dans ma jeunesse il y a de beaux départs
Mon cœur qui tremble au moindre regard
L’incertitude au bout du couloir

Dans ma jeunesse il y a des interstices
Des vols planés en état d’ivresse
Des atterrissages de détresse

Mais ma jeunesse me regarde sévère elle me dit :
"Qu’as tu fais de nos nuits?
Qu’as tu fais de nos nuits d’aventure?
Maintenant le temps reprend son pli"

Dans ma jeunesse il y a une prière
Une prouesse à dire ou à faire
Une promesse un genre de mystère

Dans ma jeunesse il y a une fleur
Que j’ai cueillie en pleine douceur
Que j’ai saisie en pleine frayeur

Mais ma jeunesse me regarde cruelle elle me dit :
"C’est le temps du départ
Je retourne à d’autre étoiles
Et je te laisse la fin de l’histoire

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