
AMANTS .
Le ciel était d’un bleu profond,
Le soleil diffusait une douce lumière.
De ses rayons chauds et fiers,
Dessinais du Braque au plafond .
Petite chambre modeste,
Où l’on consomme les amours défendus
Amant et maîtresse aux corps confondus,
Qui des problèmes du monde, pour quelques instants se délestent .
Dans un coin trône une armoire ,
Témoin des ébats amoureux ,
Reflétant des échanges tumultueux ,
Images éphémères, rendues par son miroir .
Le lit grinçant fait office de métronome
Et rythme les coups de reins
Battus en mesure par les seins ,
La femme est un chef d’orchestre pour l’homme.
Le matelas n’est que radeau ,
Torturé par les méandres des corps .
Les draps ne sont là que pour décor,
Toile de fond du tableau .
Cabinet de toilette, où règne la douche ,
L’eau étant la gomme du péché ,
Des amours inavoués .
Des ébats, il n’en restera que des effluves éphémères .

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