…PIERROT…

 

  

 

   PIERROT  .

Pierrot m’avait dit un jour 

Oh belle ! ne t’arrêtes pas 

Cours , cours plus vite qu’un cerf ,

 plus vite qu’éclair  .

La vie est partout autour de toi

Cours , cours ne t’arrêtes pas

Sinon tu l’as perdra .

Alors j’ai couru à perdre haleine

J’ai couru derrière l’amour et je l’ai trouvé

J’ai couru après le bonheur et je l’ai aussi dégoté .

Je me suis roulée dans des moiteurs , des senteurs , des torpeurs

Mais le froid m’a rattrapée .

La vie m’a corné, la vie m’a écorché

Mais je continue à chanter .

Chanter pour elle , chanter par elle

Chanter ses larmes mais aussi ses rires .

Chanter les minutes qui passent

Chanter les secondes 

Mais je chante .

Et si je suis cigale nulle importance

Car en chantant j’amasse  des trésors d’affection

De tendresse et de joie

Alors venez chantez avec moi et si vous ne savez pas chanter

alors prenez simplement .

( 15 / 11 / 08 )  SLY . 

 

 

 

…CAPITAINE…



 

  CAPITAINE   .

 

Capitaine , Capitaine ,

Vient-en donc aborder dans ma rade

Capitaine , Capitaine ,

Vient-en donc me raconter tes voyages .

Tous les rêves qui ne me peuplent plus  

Vient-en donc Capitaine me les raconter .

Racontes moi  les contrées sauvages

Racontes moi les couchers de soleil

Les eaux bleus , les paradis perdus ,

Et même si je les connais déjà ,

Je ferai comme si j’étais ignorante .

Capitaine , Capitaine ,

Vient-en donc aborder dans ma rade

Capitaine , Capitaine ,

Vient-en donc me raconter tes voyages .

Tous les rêves qui ne me peuplent plus  

Vient-en donc Capitaine me les raconter .

Racontes moi tous ces beaux paysages

Racontes moi ces vies que tu partages

Les feux de camp , les routes qui se croisent

Et même si je les connais déjà ,

Je ferai comme si j’étais ignorante .

Capitaine , Capitaine ,

Vient-en donc aborder dans ma rade

Capitaine , Capitaine ,

Vient-en donc me raconter tes voyages .

Tous les rêves qui ne me peuplent plus  

Vient-en donc Capitaine me les raconter .

 

( 12 / 11 / 08 )  SLY .


 


 

…MA SIRENE…

  MA  SIRENE  .

Tous les grillons,  tous les bruits de fond qui trainent
Les oiseaux de jour et de nuit
tous ceux qui savent pousser des cris ,
les sourirs et les chiennes , les pies les hyènes ,
les gens qui parlent comme on se parle tout seul
qui s’égosillent à ne rien dire
ceux qui s’écoutent avec plaisir
qui murmurent ou qui gueulent
qui chantent ou qui soupirent…

Faites le silence pour que ma sirène me ramène à son rocher
l’écueil de mes nuits où j’aime tant me jeter .
Faites le silence pour que ma sirène me ramène à son rocher
où me fracasser sans peine et sans regret.

Quand elle me chante , si je l’entend pas
ca peut suffire à la faire taire
en me laissant les pieds sur terre
dans le pays tout plat
des hommes au coeur de pierre ….

Faites le silence pour que ma sirène me ramène à son rocher
l’écueil de mes nuits où j’aime tant me jeter .
faites le silence pour que ma sirène me ramène à son rocher
où me fracasser sans peine et sans regret

faites le silence….

…RIO NEGRO…


   RIO NEGRO   .

Sur un trottoir ensoleillé

Et fleuri de mégots mouillés

Leurs pas vibrants scandent

L’empreinte d’une samba

Sucrée de plaintes .

Et sur les façades blanchies ,

S’étira une mélodie que leur peau brune

Aurait laissé

Comme un lambeau de leur été .

Plus loin des femmes aux yeux d’ébène,

Pauvres et belles, se promènent ,

Dans les ruelles ,

Emmitouflées d’un filet  de pêche salé .

Rio Négro , rio Négro ,

Sur la couche noire de tes os

Naissent des couleurs et odeurs violentes

Et douces comme des pleurs .

Rio Négro , Rio Négro ,

La coulée chaude de tes flots

Jaillit comme un feu qui ruissèle

Entre les cuisses d’une belle .

Et sur la place ensablonnée de fruits,

De fleurs et de café ,

Des vieux , des vieilles se craquèlent

Au son d’un passé qui se fêle .

Tandis que sur des bicyclettes ,

En amazone va Pérette .

Les filles toisent les garçons

Qui ne regardent que leur jupons .

Entre les pierres du plaisir ,

Qui s’entrechoquent à loisir

Perle fragile comme un hymen ,

Un soleil rouge qui dit Amen .

Rio Négro , rio Négro ,

Sur la couche noire de tes os

Naissent des couleurs et odeurs violentes

Et douces comme des pleurs .

Rio Négro , Rio Négro ,

La coulée chaude de tes flots

Jaillit comme un feu qui ruissèle

Entre les cuisses d’une belle .

 

 

…SOUVENIRS..


 


 

  SOUVENIRS  .

Au fond d’un lit
Que le soleil caresse
Je pense à toi ma déesse .
Où es tu dans ce monde perdu
Sous quel horizon de flammes  de palmiers
De palais ou de drames
As tu caché ton corps parfait .

 

Rien n’est parfait dans ce monde
Seul la soif qui m’inonde
Le souvenir de ton sourire
Je ne veux pas vivre de souvenir .

 

Parfait, comme la terre est ronde
Qui t’as arraché du monde
Oh donnes moi de tes nouvelles
Tu me feras la vie plus belle
Et je viendrais te chercher
Ce soir je vais m’endormir encore
Rêver du parfum de ton corps
De ton sourire qui disparaît .

 

Rien n’est parfait dans ce monde
Seul la soif qui m’inonde
Au souvenir de ton sourire
Je ne veux pas vivre de souvenir .

 

Souvenir de ton sourire
Je ne veux pas vivre de souvenir
Parfait comme la terre est ronde
Qui t’a s arraché du monde 
Oh donnes moi de tes nouvelles
Tu me feras la ville plus belle
Et je viendrais te chercher .

 


 

 

…NECTAR…

 

 

  

 

 

 

 

  NECTAR  .

 

Verser entre tes lèvres 

Le nectar de l’oubli 

Du bout de la langue 

Récupérer la dernière goutte 

Pour me noyer aussi .

Limbes du souvenir 

Ouvrez vos portes  

Dans la chambre des mystères

Je veux pénétrer .

Récupérer entre tes bras

Les restes des souvenirs

Et de la pointe d’un ongle

Inciser dans ta peau

Pour te marquer aussi .

Limbes du souvenir

Ouvrez vos portes

Dans la chambre des mystères

Je veux pénétrer .

Mais la brume s’étend

recouvre d’un voile opaque  les espérances .

Il m’est de plus en plus difficile de voir et d’espérer .

Souviens toi de moi

Ne m’oublies pas ,

Dans la chambre des mystères

J’ai pénétré .

 

( 2 /11 / 08 )  SLY .

 

 

  

 

 

 

…BERCEUSE…


  BERCEUSE . 



Chut. Chut, faut pas te réveiller.
Je voulais juste t’embrasser
Te regarder encore une fois
Pour t’emporter avec moi
Là où je vais travailler .

Maman t’aime

Surtout ne me regarde pas
Surtout ne me tends pas les bras
Ne pleure, ne pleure surtout pas
Je veux rester et je ne peux pas .

Maman t’aime

Que je t’aime

Je le sais, je te fais de la peine
Mais je t’emmène avec moi dans mon cœur
Et si je tiens toute une journée ,c‘est parce que t’es avec moi, mon homme.

Maman t’aime
Que je t’aime

Surtout ne me regarde pas
Surtout ne me tends pas les bras
Ne pleure, ne pleure surtout pas
Je veux rester et je ne peux pas .

 

so+djinto

A ma sœur , à mon cœur

à celle avec qui le mot peur n’a plus de raison d’être

à celle avec qui je n’ai qu’a être .

Elle me devine , je la devance .

Je la tance , elle me gronde .

Elle est mon moi , je suis son toi .

Elle pourra toujours compter sur moi

Comme elle sera toujours là pour moi .

SLY .

 

 

…RESTONS AMANTS …

 

   RESTONS AMANTS   .

 

Qu’un jour les choses le temps pas rose
Les événements nous imposent
La fin des sentiments
Qu’un jour se suivent les invectives
Les égarements la dérive
Chacun séparément .

Quoi qu’il arrive restons amants
Restons amants des hôtels sombres
Des rendez-vous dissimulés
Où vont s’entrelacer les ombres
Aux dangers mélangées .

Restons amants des plages vides
Où novembre aimait nous jeter
Laissons frémir aux vents avides
Les lèvres dérobées .

Même si les gares si les regards
Indifféremment nous séparent
De plus en plus souvent
Même si se tiennent ta main la mienne
Pour la fin des temps que nos vies deviennent
Celles de tous les gens .

Quoi qu’il advienne restons amants
Restons amants des impatiences
Des minutes qui sont comptées
Des trésors de ruse et de science
Pour se retrouver .

Restons amants des corps à corps
Des peaux qui savent où se trouver
Laissons les coeurs qui battent encore
L’un à l’autre mêlés .

La petite mort
L’éternité…

 

…CUPIDON…


 

   CUPIDON .

 

Eros , Cupidon , qui que tu sois

Pourquoi nous mets-tu dans de tels émois

Il n’y a que par toi ma foi

Que nous jurions parfois .

Petit sacripant au carquois

Tu nous jettes en plein désarroi

Et comme tu n’as aucune loi

On est quelques fois hors la loi .

D’un frémissement d’ailes narquois

Et pas peu fier de tes exploits

Tu nous tournes le dos et envoies

Une oeillade qui a tout du sournois .

 

( 29 / 10 /08 )  SLY .