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DESERT .
Il y a au bout du Teneré un désert de rocailles dont les nombreuses failles sont faites par les larmes de ceux qui ont trop pleuré .
Pour cette traversée n’oublie pas de compter chaque pas de tes souliers Pour moi elle a commencé depuis l’été dernier .
Si tu avances avec prudence tu entends les mères se lamenter les cris des enfants oubliés Les lamentations du vent et les battements de ton sang .
Au fil de cette longue marche le coeur devient carapace il se déchire et commence à périr dans les affres du délire .
Pourtant tu avances parmi ton enfance et devant tes yeux dansent les chimères de la souffrance comme la douleur d’une lance .
Long caravansérail obscur des cicatrices et des brûlures des mots cinglants qui torturent des plaies ouvertes qui suppurent .
Alors tu cherches à t’en sortir l’image de l’oasis empire la bouche craquelle un sourire Non ! tout ne va pas finir .
Une larme sur la joue c’est cette goutte d’eau qui hydrate ta peau pour atteindre l’Eldorado .
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