…DESERT…

 

 

  

  

 

   DESERT . 

 

Il y a au bout du Teneré
un désert de rocailles
dont les nombreuses failles
sont faites par les larmes
de ceux qui ont trop pleuré .

Pour cette traversée
n’oublie pas de compter
chaque pas de tes souliers
Pour moi elle a commencé
depuis l’été dernier .

Si tu avances avec prudence
tu entends les mères se lamenter
les cris des enfants oubliés
Les lamentations du vent
et les battements de ton sang .

Au fil de cette longue marche
le coeur devient carapace
il se déchire et commence à périr
dans les affres du délire .

Pourtant tu avances
parmi ton enfance
et devant tes yeux dansent
les chimères de la souffrance
comme la douleur d’une lance .

Long caravansérail obscur
des cicatrices et des brûlures
des mots cinglants qui torturent
des plaies ouvertes qui suppurent .

Alors tu cherches à t’en sortir
l’image de l’oasis empire
la bouche craquelle un sourire
Non ! tout ne va pas finir .

Une larme sur la joue
c’est cette goutte d’eau
qui hydrate ta peau
pour atteindre  l’Eldorado .
 

 

   

 

 

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