…LES SEPARES…

 

 

 

 

 

LES SÉPARES .

N’écris pas ! Je suis triste et je voudrais m’éteindre.
Les beaux étés, sans toi, c’est l’amour sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre
Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.

N’écris pas ! N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu’à Dieu, qu’à toi si je t’aimais.
Au fond de ton silence, écouter que tu m’aimes,
C’est entendre le ciel sans y monter jamais.

N’écris pas ! Je te crains, j’ai peur de ma mémoire.
Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent.
Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.

N’écris pas ces deux mots que je n’ose plus lire.
Il semble que ta voix les répand sur mon cœur,
Que je les vois briller à travers ton sourire.
Il semble qu’un baiser les empreint sur mon cœur.

N’écris pas ! N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu’à Dieu, qu’à toi si je t’aimais.
Au fond de ton silence, écouter que tu m’aimes,
C’est entendre le ciel sans y monter jamais.

… N’écris pas !

A MON PÈRE ,

Parce que je pense à toi

Parce que tu me manques toujours autant

Parce que cette chanson je l’ai entendu le jour de ton départ

Parce que ma vie continue .

  

 

 

 


…TOI ET MOI ….

 

 

  

  TOI   ET   MOI .

  

 

Si tu te sens, d’un coup, envahie par le froid
Ce ne sera pas moi .
Si une douleur profonde te fait trembler d’effroi
Ce ne sera pas moi .
Si tu doutes de nous, de toi,
Ce ne sera pas moi .
Si sur la vie tu t’apitoies
Ce ne sera pas à cause de moi .

Mais si tu sens, dans l’air, ce je-ne-sais-quoi
Ce sera moi .
Si tu te demandes pourquoi?
Ce sera moi .
Si tu sens, dans ton cou, un souffle léger qui ondoie
Ce sera moi .
Si tu humes soudainement un parfum de magnolia
Ce sera moi .
Si une chaleur s’infiltre entre tes jambes déclenchant ton désarroi
Ce sera moi .
Si tu gémis de plaisir à mi-voix
Ce sera moi .
Si tu frissonnes d’un désir qui s’accroît
Ce sera moi .
Si tu trembles d’émoi
Ce sera moi .
Et si brusquement le plaisir te foudroie
C’est moi… je suis là …
En toi… au fond de toi… 

 

 

 

 

…MELODIE…



 


    MÉLODIE    .

 

Comme une mélodie jamais finie

Comme un air inachevé

Ton image en moi

Tel le ressac va et reviens me hanter .

Les vagues viennent me caresser

Les franges du souvenir

Et ma peau se réveille à ce contact

Qui me manque .

Une goulée d’air ,je remplis mes poumons ,

Pour plonger dans les sensations estompées

Ouates moelleuses dans les quelles

Je me roule avec délice .

Faire renaître les émotions et les plaisirs

Les rires et les gestes , bonheur à jamais enfouis

Et secrètement enfermé

Pour préserver les flammes du revenir .

Comme une mélodie jamais finie   

Comme un air inachevé .

 

( 22 / 07 / 08 ) SLY .
 

 

 

 

…PARDONNES…

 

 

PARDONNES .

Pardonnes à mes lèvres

De prendre du plaisir

Aux endroits les plus inattendus   .

Pardonnes à mes yeux

De se régaler jusqu’aux larmes

De spectacles les plus extraordinaires .

Pardonnes à mes mains

De se promener ici ou là

Sur des touchers les plus spectaculaires .

Je ne vivrai qu’une fois

Je ne sentirai qu’une fois

Je ne gouterai qu’une fois .

Je ne veux rien rater

Je ne veux rien oublier

Je ne veux rien regretter .

( 6 /08 / 08 ) SLY .

 

créa Joëlle

…UN GIORNO PER NOI…

 

 

UN GIORNO PER NOI .

 

 

Un giorno sa,
per noi verra
La liberta di amarci qui senza limiti
E fiorira il sogno a noi negato
Si svelera l’amor celato ormai
Un giorno sai,
per vivere
La vita che ci sfugge qui .

L’amore in noi superera
Gli ostacoli e le maree

delle adversita ,dell’ostilita
E ci sara anche per noi el mondo
Un tempo in cui l’amore vincera
 Per te per me .

L’amore in noi superera
Gli ostacoli e le maree

delle adversita , dell’ostilita
E ci sara anche per noi nel mondo
Un tempo in cui l’amore vincera .
Per te per me .
 

 

 

 

 

…VOUS…

 

Vous,
Etes-vous là ce soir ? Un taxi, je descends
La porte grince un peu, j’avance dans le noir
Trois notes de piano, je souris au miroir
Vous,
Vous êtes là, c’est l’heure, comme au premier moment
Quand j’étais immortel quand je riais de tout
Et quand seul sous la lune, j’ criais contre les loups
Vous,
Déjà sans vous connaître, je marchais vers vous

Vous m’avez pris à bout de bras
Un jour enfant terrible, un jour enfant perdu
J’ai gagné pas à pas, de pouvoir être moi
De pouvoir être libre, pour un regard de vous

Quand est venu le vent qui fait tomber les chênes
J’ai vu saigner le temps, rire les oiseaux jaloux
Quand pour me mettre en pièce, ils s’en prenaient à vous

Vous,
Vous étiez déjà là quand j’ai cassé ma voix
Quand j’ai vidé mes larmes au fond des derniers verres
Ces soirs où dans vos yeux, j’ai séché ma colère
Vous,
Vous croyez que j’ignore votre sourire là-bas

Vous m’avez pris à bout de bras
Un jour enfant terrible, un jour enfant perdu
J’ai gagné pas à pas, de pouvoir être moi
De pouvoir être là quand je marche vers vous

La ronde continue
La ronde continue et vous êtes restés
Toujours au bout du jour, derrière le rideau rouge
L’aventure continue et nous avons gagné
De faire danser le rêve en robe de velours

Et je chante pour vous
Vous savez tout de moi, tout c’ qu’on ne se dit pas
Vos lèvres bougent à peine, on manque de lumière
Mais le noir nous unit et d’ici je vous vois

Moi,
Je retrouve mon rire, je retrouve ma vie
Dans vos mains qui s’agitent, aux mots que je répète
Ce soir il est huit heures, nous avons rendez-vous
Et le rideau se lève… aujourd’hui j’ai quinze ans
Quand je me donne à vous…

 


 

…BEAUTE NOIRE…

 

 

  

 

 

BEAUTE NOIRE .

 

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu’au coeur de l’Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire
A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

 Léopold Sédar Senghor  .

 

 

 

 

 

…EST-CE QUE TU ME SUIS …

 

 

EST-CE QUE TU ME SUIS ?
 
 

Je vais là où finissent les impasses
Au fond des miroirs au delà des glaces
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Je vais là où les pentes sont plus raides
Je vais là où on ne sait pas le tiède
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Me suivrais-tu dans mes nuits d’encre
Quand le phare est éteint
Si tu n’avais qu’à prendre ma main
Me suivrais-tu dans les nuits cendres
Où tout brûler n’est rien
Tant que tes yeux chercheront les miens
Je vais chercher mes îles et mes trésors
Où sont-ils, je n’sais pas encore
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Est-ce que tu me suis ?

Je vais où le feu brûle, où le froid glace
Je vais là où les faux semblants s’effacent
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Je vais au bout là où s’échouent les vagues
Sur quelle rive au creux de quelle plage
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Me suivrais-tu dans mes nuits d’encre
Quand le phare est éteint
Si tu n’avais qu’à prendre ma main
Me suivrais-tu dans les nuits cendres
Où tout brûler n’est rien
Tant que tes yeux chercheront les miens
J’y vais pour de vrai, j’y vais pour toujours
J’y vais pas pour des mois, pour ces amours
D’un tour, je sais ça, et tu sais aussi
Est-ce que tu me suis ?


Allez, viens, viens, viens, allez, suis-moi

 

 

…OUVRE TES YEUX…

 
 

    

Ouvre sur moi tes yeux si tristes…

 

 

 

 

Ouvre sur moi tes yeux si tristes et si tendres,
Miroirs de mon étoile, asiles éclairés,
Tes yeux plus solennels de se voir adorés,
Temples où le silence est le secret d’entendre.

Quelle île nous conçut des strophes de la mer?
Onde où l’onde s’enroule à la houle d’une onde,
Les vagues de nos soirs expirent sur le monde
Et regonflent en nous leurs eaux couleur de chair.

Un souffle d’île heureuse et de santal soulève
Tes cheveux, innombrables ailes, et nous fuit
De la nuit à la rose, arôme, dans la nuit,
Par delà ton sein double et pur, Delphes du rêve.

Parle. Ta voix s’incline avec ta bouche. Un dieu
Lui murmure les mots de la mélancolie
Hâtive d’être aimée autant qu’elle est jolie
Et qui dans les ferveurs sent frémir les adieux.

Ta voix, c’est le soupir d’une enfance perdue.
C’est ta fragilité qui vibre de mourir.
C’est ta chair qui, toujours plus fière de fleurir,
Toujours se croit dans l’ombre à demi descendue.

Enlaçons-nous. Le vent vertigineux des jours
Arrache la corolle avant la feuille morte.
Le vent qui tourne autour de la vie et l’emporte
Sans vaincre nos désirs peut rompre nos amours.

Et s’il veut nous ravir à la vertu d’éclore,
Que nous restera-t-il de ce jour surhumain?
La fièvre du front lourd, trop lourd pour une main,
Et le songe, qui meurt brusquement à l’aurore.  
 
 

 

 

  Pïerre LOUYS .

….ESPRIT…

 

 

 

ESPRIT .

 

Esprit , où es -tu ?

M’entends -tu ?

Je suis libre comme le vent 

Je caresse les ramures ondoyantes 

Je frôle les fleurs des champs 

Je virevolte dans les cheveux   

Je soulève les jupons frivoles .

Esprit où es-tu  ?

Esprit m’entends -tu ?

Je suis libre comme l’air

Je flotte sur des mers chaudes

Je nage au milieu d’eaux bleues

Je surfe sur des vagues semblable à des caresses  

Je plonge au milieu de dauphins  .

Esprit où es-tu  ?

M’entends -tu ?

Je suis libre comme le soleil

Je fais tourner les têtes

Je fais dorer les peaux  avec mes rayons

Je fais rougir les corolles des fleurs

Je pare chaque être de couleurs d’amour .

Esprit  , reste là

Ecoute moi

Esprit je suis là .

 

( 13 / 07 / 08 )  SLY .