…ELAN D’IVRESSE …


 

 


 

  ELAN  D’IVRESSE  .

 

A tout mes élans d’ivresse

Je vous dis merci .

Ma vie est d’une richesse

Qui me rend ravie .

 

Ne croyez surtout pas pour autant que je n’ai porté lourds fardeaux ,

Vous vous tromperiez en cela car j’en ai eu plus que ma part ,

Comme bien d’autres et depuis ma plus tendre enfance .

J’ai souvent fréquenté Dame souffrance , chagrins et absence

Et mes doigts ont souvent effacé les larmes .

 

Mais , je refuse d’abandonner alors

pour garder l’espoir !!!!

 

A tout mes élans d’ivresse

Je vous dis merci .

Ma vie est d’une richesse

Qui me rend ravie .

 

( 29 / 04 / 08 )  SLY .

 

 


 

…MOTS…




LES MOTS .


                                             Mots croisés , mots mêlés ,                             

                                                                  Qui nous dévoilent

                                                                 Un pan du voile .


Mots secrets , mots dessinés ,

Qui dessinent nos rêves

Et créent nos destinées .

                                                                                                             


Mots chiffrés , mots codés ,

qui marquent ou qui s’oublient

Car il faut vous deviner .




Mots ratés , mots acérés ,

Qui peuvent blesser

Les pauvres âmes déchirées .


                                                                                                      

Mots doux , mots mielleux ,

Qui coulent de lèvres nacrées

Comme miel au soleil d’été .


                                        Mots peureux , mots affreux

                                                        Qui veulent salir ou démolir

                                                        Restez dans la bouche de ceux

                                                        Qui veulent vous prononcer .

                  

                                                           ( 17 / 03 / 08 ) SLY . 

 

 

 

…JEUNE FEMME …


 

 

JEUNE FEMME .

 

 

Jeune femme longue

Aux formes incertaines

Physique androgyne

Silhouette presque anodine .

Dans la fumée de ta cigarette

J’ai vu apparaître deux yeux allongés

Frangés de longs cils ombrageux

Et un regard évaporé .

Tes lèvres correctement ourlées

Sur ta cigarette se sont posées

Pour en aspirer

Voluptueusement la fumée .

Mon regard acéré

Avait déjà remarqué

L’intérêt que j’avais éveillé

Et les questions qui à toi se posaient .

Chuttt Belle Amie ,

Recrachez votre fumée

Car cela pourrait me gêner

Et venez sur mes lèvres

Récolter vos réponses .

 

( 29 / 03 / 08 ) SLY .

 


 

 

…TA BOUCHE…




TA BOUCHE  .


Qu’il est doux

Qu’il est doux l’arôme de ta bouche

Je deviens abeille pour mieux butiner

La corolle de tes lèvres .

Sentir ta main dans la mienne

Laisser nos doigts tricoter et se raconter

Leur propre histoire sans paroles  .

Ton cœur et mon cœur

Laisse les battre et s’affoler

Le tourment qui les gagne

N’est pas mauvais .

Et si tu veux aller plus loin

Sur le chemin de la découverte

Je laisse ma porte ouverte

Il suffit de la pousser .


( 29 /03 / 08 )  SLY .






…LIBERTE…


 

LIBERTE .


j’ai sacrifié ma liberté

Sur l’autel de la normalité

Et pour plus d’égalité

J’ai même contraint ma volonté

Qu’en est-il résulté ?

Un enfant adoré .


Plus tard ,


J’ai sacrifié ma liberté

Pour un mari adulé

En bonne mère j’ai été

Et quatre enfants ait élevé

Pour eux j’aurai tout sacrifié

Mais en ai-je été remercié ?


Maintenant ,


Je ne sacrifie plus ma liberté

Aujourd’hui que je l’ai retrouvé

Je n’ai rien à regretter

De mes propres ailes je recommence à voler

Et je peux enfin chanter .


( 7 /04 /08 )  SLY .







                                     Liberté

 

 Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

 Sur toutes les pages lues
 Sur toutes les pages blanches
 Pierre sang papier ou cendre
 J’écris ton nom

 Sur les images dorées
 Sur les armes des guerriers
 Sur la couronne des rois
 J’écris ton nom

 Sur la jungle et le désert
 Sur les nids sur les genêts
 Sur l’écho de mon enfance
 J’écris ton nom

 Sur les merveilles des nuits
 Sur le pain blanc des journées
 Sur les saisons fiancées
 J ‘écris ton nom

 Sur tous mes chiffons d’azur
 Sur l’étang soleil moisi
 Sur le lac lune vivante
 J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

 Sur chaque bouffée d’aurore
 Sur la mer sur les bateaux
 Sur la montagne démente
 J’écris ton nom

 Sur la mousse des nuages
 Sur les sueurs de l’orage
 Sur la pluie épaisse et fade
 J’écris ton nom

 Sur les formes scintillantes
  Sur les cloches des couleurs
 Sur la vérité physique
 J’écris ton nom

 Sur les sentiers éveillés
 Sur les routes déployées
 Sur les places qui débordent
  J’écris ton nom

 Sur la lampe qui s’allume
 Sur la lampe qui s’éteint
 Sur mes maisons réunis
  J’écris ton nom

 Sur le fruit coupé en deux
 Dur miroir et de ma chambre
 Sur mon lit coquille vide
 J’écris ton nom

 Sur mon chien gourmand et tendre
 Sur ses oreilles dressées
 Sur sa patte maladroite
 J’écris ton nom

 Sur le tremplin de ma porte
 Sur les objets familiers
 Sur le flot du feu béni
 J’écris ton nom

 Sur toute chair accordée
 Sur le front de mes amis
 Sur chaque main qui se tend
 J ‘écris ton nom

 Sur la vitre des surprises
 Sur les lèvres attentives
 Bien au-dessus du silence
 J’écris ton nom

 Sur mes refuges détruits
 Sur mes phares écroulés
 Sur les murs de mon ennui
 J’écris ton nom

 Sur l’absence sans désir
 Sur la solitude nue
 Sur les marches de la mort
 J’écris ton nom

 Sur la santé revenue
 Sur le risque disparu
 Sur l’espoir sans souvenir
 J’écris ton nom

 Et par le pouvoir d’un mot
 Je recommence ma vie
 Je suis né pour te connaître
 Pour te nommer


Paul Eluard .





 

…JE LEVE MON VERRE…

 

     

 

  

JE LEVE MON VERRE .

 

 

Je lève mon verre 

Au désir et au droit de vivre .

Je lève mon verre 

Je trinque avec le tien 

Car dans nos yeux brille

La même envie .

Je bois sur tes lèvres 

Le goût de la vie 

Pendant que ton regard me dit 

Encore oui .

Je lève mon verre 

Car la même fièvre 

Nous retiens les reins  .

On prend le temps

On se savoure

Chat ou souris

Tour à tour

Maître de nos désirs  et de nos tourments .

A jouer ainsi jusqu’au matin

Embrasse le creux de ma main  .

On ne se possède pas

Mais on sait qu’on s’appartient  .

Tu lèves ton verre

Tu trinques avec le mien

Car on se dit juste qu’on est bien .

 

( 25 / 03 / 08 ) SLY . 

  

 

 

 

…SOLITUDE…


 


 

 


SOLITUDE .

 

 

La solitude ,

La solitude amie ,

Celle qui amène apaisement

Et droit à la reflexion .

 


 

La solitude ,

La solitude amie ,

Celle qui dans la nuit au lieu de dormir

Aide à se poser les bonnes questions .

 


 

La solitude ,

Mon amie à moi ,

J’aime ton silence

Car enfin j’entends ma voix .

 

( 25 / 03 / 08 ) SLY .

 

 


 

 

 

….IL EST DOUX…



 

 

 


 

IL   EST   DOUX  .

 

Oh , combien il m’est doux

Le souvenir de nos amours

Quand main dans la main

 Nous marchions  de concert

Sur le même chemin .


Oh , combien j’aime à penser

Que si nous n’avions pas dévier

Cela aurait pu continuer

Pendant de longues années

Sans jamais changer .


Mais voilà , il n’est pas droit le chemin

Et puis quand  s’en mêle le destin

Nous ne sommes que des pantins

Et là entre les doigts de nos mains

Du temps , il ne reste que quelques grains .

 

( 24 / 03 / 08 )  SLY  .

 

 

 

….LA FAIM…


                                                                                                                                                    

                                                              


LA   FAIM .

 

 

Si un jour on me demande ce que j’ai connu

de plus beau sur cette terre ,

Ah mon ami , je te répondrai

C’est ma faim .

Elle a toujours été fidèle et

A chaque émotion a su se faire  ivresse .

Chaque pensée s’accompagne de volupté

Et s’il n’en était ainsi je serai chagrine

De n’avoir point assez faim .

Le lamentable ennui de l’âme ne peut que me torturer

et enlève la sincérité du plaisir .

Il faut comprendre que tout bonheur est de rencontre

Et se présente dans chaque instant

comme un mendiant sur la route .

J’ai faim de saveurs délicates ,

De délicieuses nouveautés ,

Que mon désir ne s’ennuie pas

Ni ne s’étiole , car cette faim ,

Vois mon ami comme elle me donne goût à la vie .

 

( 21 / 03 / 08 ) SLY .

 

 

 

 

…LA TENDRESSE…


 

LA TENDRESSE .

 

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas .

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question .

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment .

Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien… on s’y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long .

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L’amour ne serait rien
Non, non, non, non
L’amour ne serait rien .

Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n’est plus qu’un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D’un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n’irait pas plus loin .

Un enfant vous embrasse
Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours  .