…MESSAGE …

 

Au bout du téléphone, il y a votre voix . Et il y a des mots que je ne dirai pas .
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire , qui sont dans trop de films, de chansons et de livres .
Je voudrais vous les dire , et je voudrais les vivre ,
je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas .
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes . J’arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître .
Préparez votre temps, pour vous j’ai tout le mien . Je voudrais arriver, je reste, je me déteste .
Je n’arriverai pas,Je veux, je ne peux pas .
Je devrais vous parler,Je devrais arriver .
Ou je devrais dormir ?
J’ai peur que tu sois sourd, J’ai peur que tu sois lâche
J’ai peur d’être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t’aime peut-être .

 

 

 

Mais si tu crois un jour que tu m’aimes,ne crois pas que tes souvenirs me gênent .
Et cours, cours jusqu’à perdre haleine, viens me retrouver .
Si tu crois un jour que tu m’aimes , et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent viens me retrouver .
Si le dégoût de la vie vient en toi , si la paresse de la vie s’installe en toi ,
Pense à moi .
 

Mais si tu crois un jour que tu m’aimes , ne le considère pas comme un problème
Et cours et cours jusqu’à perdre haleine , viens me retrouver .
Si tu crois un jour que tu m’aimes , n’attends pas un jour, pas une semaine .
Car tu ne sais pas où la vie t’emmène ,
viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi , si la paresse de la vie, s’installe en toi
Pense à moi .
 

 

 

…OU JE VIS ….



 


 

 


 

                 OU JE VIS         

        

        Je n’avais pas envie de venir

             Et je ferai tout pour rester .

                    Où je vis il y a des couleurs que tu n’as jamais vu

               Les couchers de soleil durent des heures .

                     Où je vis il y a des odeurs que tu n’as jamais senti

              Les effluves jours et nuits perdurent .

        Je n’avais pas envie de venir

               Et je ferai tout pour rester .

                  Où je vis il y a des arbres que tu n’as jamais vu ,

              Leur racines entre terre et mer poussent .

                           Où je vis il ya une terre que tu n’as jamais vu ,

                  Torrent de lave elle peut devenir .

           Je n’avais pas envie de venir

            Et je ferai tout pour rester .

                 Où je vis il y a un coeur que tu ne connais pas ,

         Et il bat pour moi.

                 Où je vis il y a un homme que tu ne connais pas ,

                    Et il attend après moi .

 

 

                  ( 8 / 03 / 08 ) SLY .

 

 

 

 

…SARAH…


 

SARAH .

 

Je n’ai pas pour maîtresse une lionne illustre :

La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre .

Invisible aux regards de l’univers moqueur,

Sa beauté ne fleurit que dans mon triste cœur.

Pour avoir des souliers elle a vendu son âme.

Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme,

Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur,

Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur.

Vice beaucoup plus grave, elle porte perruque.

Tous ses beaux cheveux noirs ont fui sa blanche nuque ;

Ce qui n’empêche pas les baisers amoureux

De pleuvoir sur son front plus pelé qu’un lépreux.

Elle louche, et l’effet de ce regard étrange

Qu’ombragent des cils noirs plus longs que ceux d’un ange,

Est tel que tous les yeux pour qui l’on s’est damné

Ne valent pas pour moi son œil juif et cerné.

Elle n’a que vingt ans , la gorge déjà basse

Pend de chaque côté comme une calebasse,

Et pourtant, me traînant chaque nuit sur son corps,

Ainsi qu’un nouveau-né, je la tette et la mords,

Et bien qu’elle n’ait pas souvent même une obole

Pour se frotter la chair et pour s’oindre l’épaule,

Je la lèche en silence avec plus de ferveur

Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur.

La pauvre créature, au plaisir essoufflée,

A de rauques hoquets la poitrine gonflée,

Et je devine au bruit de son souffle brutal

Qu’elle a souvent mordu le pain de l’hôpital.

Ses grands yeux inquiets, durant la nuit cruelle,

Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle,

Car, ayant trop ouvert son cœur à tous venants,

Elle a peur sans lumière et croit aux revenants.

Ce qui fait que de suif elle use plus de livres

Qu’un vieux savant couché jour et nuit sur ses livres,

Et redoute bien moins la faim et ses tourments

Que l’apparition de ses défunts amants.

Si vous la rencontrez, bizarrement parée,

Se faufilant, au coin d’une rue égarée,

Et la tête et l’œil bas comme un pigeon blessé,

Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,

Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d’ordure

Au visage fardé de cette pauvre impure

Que déesse Famine a par un soir d’hiver,

Contrainte à relever ses jupons en plein air.

Cette bohème-là, c’est mon tout, ma richesse,

Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse,

Celle qui m’a bercé sur son giron vainqueur,

Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon cœur. 

 

CHARLES BAUDELAIRE .

 

Il est mon auteur préféré et si d’aucuns se plaignent qu’il parle souvent de la mort ,

c’est qu’ils n’ont point assez d’oreille pour l’entendre chanter l’amour et la beauté .

 

 

…POUVOIR…





 

POUVOIR .

 

Le pouvoir des mots

Le pouvoir de tes mots 

Celui de me faire sourire

Celui de m’amener ailleurs

Moi tigresse devient chatte

Moi chasseresse devient gibier .


Le pouvoir de la tendresse

Le pouvoir de ta tendresse

Celui de me faire rêver

Celui de  me faire devenir femme

Moi tigresse devient chatte

Moi chasseresse devient gibier .

( 06 / 03 / 08 ) SLY .

 

…NOUS….



 

                                                    

 

 

NOUS .

 

Pourquoi courir après le temps ?
De peur qu’il nous dépasse .
Pourquoi vouloir être si grand ?
De peur qu’on efface ,
S’arrêter un instant ,
Retrouver l’essentiel .
Pourquoi vivre en état d’urgence ?
De peur d’être trop pressé .
Pourquoi laisser l’indifférence ?
La peur nous oppresser ,
S’arrêter un instant ,
Retrouver l’essentiel .
Si le présent c’est dépassé
On n’peut plus l’effacer ,
Mais on peut forcer le destin
A changer   nos lendemains…

Et redevenir nous, redevenir nous
Même si l’image est floue
Redevenir nous, tout simplement…

Pourquoi se taire et ne rien dire ?
Peur d’écorcher les mots .
Pourquoi esquisser ses sourires ?
Quand les vrais sont si beaux .
S’arrêter un instant
Retrouver l’essentiel
Tout est si faux dans nos pensées .
On vit tout à moitié
A nous de forcer le destin
Pour changer  nos lendemains…

Et redevenir nous, redevenir nous
Même si l’image est floue
Redevenir nous, tout simplement ….

Redevenir nous, redevenir nous
Briser les tabous
Redevenir nous, pour aller jusqu’au bout
Redevenir nous
Retrouver l’essentiel pour aller jusqu’au bout .

Et redevenir nous , redevenir nous même
Redevenir nous , Revenir vers l’essentiel
Même si l’image est floue ,

 Redevenir, redevenir nous même
Tout simplement….
 

 


 

….PAPA, CAN YOU HEAR ME …

 


 

PAPA , CAN YOU HEAR ME .

 

Oh God-our heavenly Father.
Oh, God-and my father
Who is also in heaven.
May the light of this
Flickering candle
Illuminate the night the way
Your spirit illuminates my soul.

Papa, can you hear me?
Papa, can you see me?
Papa can you find me in the night?
Papa are you near me?
Papa, can you hear me?
Papa, can you help me not be frightened?


Looking at the skies I seem to see
A million eyes which ones are yours?
Where are you now that yesterday
Has waved goodbye
And closed its doors?
The night is so much darker;
The wind is so much colder;
The world I see is so much bigger
Now that I’m alone.


Papa, please forgive me.
Try to understand me;
Papa, don’t you know I had no choice?
Can you hear me praying,
Anything I’m saying
Even though the night is filled with voices?


I remember everything you taught me
Every book 1’ve ever read…
Can all the words in all the books
Help me to face what lies ahead?
The trees are so much taller
And I feel so much smaller;
The moon is twice as lonely
And the stars are half as bright…


Papa, how I love you…
Papa, how I need you.
Papa, how I miss you
Kissing me good night… 

 

 

 

 

…UN DEUXIEME AMOUR…




 


 


 

UN DEUXIEME AMOUR .

 

 

Un deuxième amour

C’est comme une seconde vie

Quand l’autre est tombé dans l’oubli

Tout recommence quand tout finit .


Un deuxième amour

Beaucoup plus fou que le premier

Plus riche de tout le passé .


Toi et moi , un soleil levant

Toi et moi , dans la nuit des temps .

Un amour qu’on peut raconter

Pour imaginer l’éternité .


Un deuxième amour

Il en fallait bien un premier .

Par chance nous l’avons raté

Et chacun de notre côté .


Un deuxième amour

Par dessus toutes les sagesses .

Et revoilà notre jeunesse

Et ses dentelles de caresses .


Toi et moi , un soleil levant

Toi et moi , dans la nuit des temps

Rêvant comme des milliers

Qui n’ont que l’amour à conter .

Toi et moi .

  

  


 

 

….LE MANQUE …

 

 

  

LE MANQUE . 

Il pleut sur les lumières de la ville

et les voix de l’ombre murmurent à mon oreille .

Leurs mots sont empreints de mélancolie et le clair de lune

caché par les nuages  me fait trembler sur une vague de tristesse .

DAME BLANCHE de la nuit , ce soir tes formes

amoindries n’évoquent pas la splendeur d’une femme épanouie .

Et mon regard a beau te fixer , c’est comme une histoire sans parole ,

rien à se dire ni à se raconter .

Ce silence là n’est pas serein , d’ailleurs l’ami Doute pointe son nez ,

accompagné sa petite copine Méfiance

 bout de nez fripon  qui vient humer et voir si semer un peu de trouble

ne lui apporterait pas quelque satisfaction  .

Parsème tes graines de discorde , mais vois   !!!!

Cela même est sans effet les voix de l’ombre

qui murmurent à mon oreille

chantent leur litanie et déversent leur poison .

Pierrot ne viendra pas avec une bougie

éclairer ma nuit .

Alors tant pis  !!!

Mais demain viendra et avec lui 

les voix de l’ombre vont cesser de murmurer . 

 

( 1 / 03 / 08 ) SLY . 

   

….BLANCHE…





 


 

BLANCHE .

 

 

Je suis debout encore il est passé minuit
Voici l’heure où l’espace soudain se refroidit
Voici l’heure où les heures que l’on vole au sommeil
Dans la fumée s’envolent et se payent au réveil .

Je regarde la nuit je ne pense à personne
Personne me manque et personne est ici
Voici l’heure où le monde a la face cachée
Dans les recoins de l’ombre je suis réveillé .

 
Blanche
Longue, longue, longue, longue nuit blanche
Longue, longue, longue, longue nuit blanche .

Habité par la lune et nourri au néon
Il me vient des images, des couleurs et des sons
Il me vient des visages, des photos noir et blanc
Voici l’heure où mon âge est un ami troublant .

Animal, à l’écoute du frisson de la nuit
Voici l’heure où le doute se faufile et m’épie
Et je sens sa présence jusqu’au bout de mes doigts
Animal, à l’écoute de ce qui ne dort pas .


 

Je suis debout encore éternelle insomnie
Fatigué dans le corps, éveillé dans l’esprit
Besoin de mon amour, besoin de poésie
Voici l’heure où le jour se glisse sous la nuit .

Alors mes yeux se tournent vers le jour qui s’en vient
Aujourd’hui qui s’approche et déjà c’est demain
Mon amour se réveille, me rappelle à la vie
J’ai besoin de sommeil, au revoir et merci .

 

 

…MON AMOUR …

 




MON AMOUR .


Mon amour , mon tendre amour ,

Que reste -il de toi sinon des cendres 

Mon cœur a brulé à ton feu et c’est

réjouit de ces flammes .

Mon âme s’est perdue avec délectation

 dans les méandres de ton labyrinthe .

Il n’est nul désir qui ne fut avoué ,

Il n’est nul vœu qui ne fut accompli .

Mon amour , mon rude amour ,

Que reste-il de toi sinon des cendres ?

Mon corps s’est plié et tordu

sous les assauts de ton désir

Ma peau a servi de parchemin à tes envies

Et ne regrette rien .

Mon amour , mon terrifiant amour ,

Que reste-il de toi sinon des cendres ?

Mais tel le Phœnix renaitra-tu de tes cendres ?

Redonnera-tu corps à mes fantasmes et

 me laissera-tu à nouveau surfer sur les bords de ta lame .


( 2 / 03 / 08 )  SLY .