TES GESTES .
Plus tendres qu’un aveu
Tes gestes me désarment
Ta main dans tes cheveux
Ou qui sèche une larme .
Tu mêles savamment
L’innocence et le charme
Ta jupe de quinze ans
Et tes jambes de femme .
Tes bras encore si frêles
Deviennent rassurants
Quand tu donnes à l’enfant
Ta douceur maternelle .

Dis-moi qui t’a appris
A effleurer ma bouche
Toi qui suces ton pouce
Quand tu es endormie .

Plus belle qu’une ondine
Quand tu sors de ton bain
Tu caches ta poitrine
Dans la paume des mains .
Des hanches insolentes
A chaque mouvement
Une bouche gourmande
Et des yeux innocents .
Le soleil apprivoise
Ton corps à contre-jour
Et trouble les contours
De ton ombre chinoise .

Dis-moi qui t’a appris
A effleurer ma bouche
Toi qui suces ton pouce
Quand tu es endormie .

Comme une adolescente
A son premier désir
Experte et maladroite
Offerte à ton plaisir .
Tu es en même temps
Princesse et courtisane
Une fille, une femme
Et la mère et l’enfant .
Je te regarde vivre
Et tu me donnes vie
Tes gestes me délivrent
De tout ce que je suis .

Dis-moi qui t’a appris
A effleurer ma bouche
Toi qui suces ton pouce
Quand tu es endormie .


Magnifique…Tous le charme de l’enfance qui se termine et de la femme qui s’ouvre, telle une fleur !
Bon week-end à toi. Bisous. Sasha
tout à fait d’accord avec Babouchka, c’est à cet âge que les femmes sont les plus belles, lorsque le bouton de rose, devient une fleur magnifique ! Hélas, plus tard, ce sont les épines qui surgissent !(Je vais me mettre toute la gent féminine à dos, mais tant pis, il fallait que je le dise ) En tout cas bravo pour ce poème, c’est superbe !