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MARIA CALLAS » J’ai vécu d’art , j’ai vécu d’amour » , chantait -elle dans LA TOSCA , elle est morte en perdant sa voix et l’homme de sa vie . Une voix d’or qui la rendit riche et célèbre mais qui ne lui a jamais apporté le bonheur . Sans famille et sans enfant , la DIVA connait une fin digne des grandes tragédies . Mais elle vit à travers les années et son héritage est immense . Jamais , elle n’a été remplacée ni par la voix et encore moins dans le coeur de ses admirateurs . Merci Madame , car aujourd’hui à vous entendre je peux ressentir l’émotion extraordinaire que vous dégagiez et la vivre .
ET j’écoute souvent votre voix dans La prière de TOSCA , nous dire : » j’ai vécu d’art , j’ai vécu d’amour , alors pourquoi ce putain de monde m’envoie -t-il autant d’emmerdes « .
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Mois : septembre 2007
… LES QUATRE SAISONS …
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A MON ANGE ….LE COQUELICOT DE TA BOUCHE .
Effleure le grain de ma peau .
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau .
Un soleil impudique de lumière éclabousse
La soie de cette robe que du doigt je retrousse.
Mes mains qui papillonnent sur ton ventre composent
Cette même harmonie que ton souffle transpose.
L’envie de croquer dans la chair de ce fruit là me tente
Mais tes yeux malicieux me regardent et m’invitent à l’attente, pourtant .
Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau.
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau .
Mais tu oscilles entre pudibonde et gourgandine
Retirant cette étoffe qui voilait ma rétine
Je balbutie un peu avant de fermer les yeux
Invité au voyage bien au-delà de six cieux
Puis tu poses ton doigt sur mes lèvres et m’incites à me taire
Et je sens tes cheveux sur mon ventre et je me laisse faire .
Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau .
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau .
S’il n’y a plus de mots sur le bout de nos langues
Que le verbe nous manque, l’amour en est plus beau
Le coquelicot de ta bouche
Effleure le grain de ma peau
Dès que son pétale le touche
Comme des mots
Comme des mots éclos de ta bouche
Colorant le grain de ma peau
Ce sont tes baisers qui font mouche
Rouge la peau .
UNE MERE .
Ca travaille à temps plein,
Ca dort un œil ouvert,
C’est d’garde comme un chien,
Ca court au moindre petit bruit,
Ca s’lève au petit jour,
Ca fait des petites nuits.
C’est vrai,
Ca crève de fatigue,
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue,
Ça reste auprès de sa couvée,
Au prix de sa jeunesse,
Au prix de sa beauté.
Une mère,
Ca fait ce que ça peut,
Ca ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.
Une mère,
Ca calme des chamailles,
Ca peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille.
Une mère,
C’est plus comme les autres filles,
Ca oublie d’être fière,
Ca vit pour sa famille,
Une mère,
Ca s’confie nos bercails,
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles
Une mère,
C’est là qu’ça nous protège,
Avec les yeux pleins d’eau,
Les cheveux pleins de neige
Une mère,
A un moment, ça s’courbe,
Ca grince quand ça s’penche,
Ca n’en peut plus d’être lourde,
Ca tombe, ça se brise une hanche,
Puis rapidement, ça sombre,
C’est son dernier dimanche,
Ca pleure et ça fond à vue d’oeil
Ca atteind la maigreur des plus petits cercueils,
Ô bien sûr, ça veut revoir ensemble
Toute sa progéniture entassée dans sa chambre,
Et ça fait semblant d’être encore forte,
Jusqu’à c’que son cadet ait bien r’fermé la porte.
Et lorsque, toute seule ça se retrouve,
Ça attend dignement qu’le firmament s’entrouvre,
Et puis là, ça se donne le droit,
De fermer pour la première fois,
Les deux yeux à la fois.
Une mère,
Ca n’devrait pas partir,
Mais on n’y peut rien faire,
Mais on n’y peut rien dire.
A MON ANGE …NOUS AVONS UN AMI .
Nous avons un ami commun que tu croises parfois .
Dis lui s’il te plait que j’aime entendre sa voix , que le sourire me vient , que mes yeux brillent quand je pense à lui .
Dis lui quand tu le verras que je pourrai passer des heures à l’écouter , mais que je pourrai aussi passer des heures à écouter ses silences .
Ah oui n’oublie pas non plus de lui dire que je me revois en train de marcher dans la rue avec lui main dans la main comme deux enfants , non, deux amis , non plus enfin comme ce qu’il voudra .
Un jour il m’a dit que je ne pouvais pas me passer d’être amoureuse , dis lui qu’il raconte n’importe quoi . Mais quand je pense à lui alors c’est vrai qu’une grosse boule de tendresse se forme dans ma gorge .
Je l’énerve quand je prends tout à la rigolade , dis lui que le rire cache beaucoup de choses .
Une dernière chose , dis lui que j’aimerai le revoir et embrasse le pour moi juste au coin des lèvres ,

…..LETTRE de GEORGE SAND à ALFRED DE MUSSET …………………
de l’amante qui te quitte,
c’est l’embrassement du frère qui te reste.
Ce sentiment-là est trop beau, trop pur et trop doux, pour que j’éprouve jamais
le besoin d’en finir avec lui.
Que mon souvenir n’emprisonne aucune des jouissances de ta vie,
mais ne laisse pas ces jouissances détruire et mépriser mon souvenir.
Sois heureux, sois aimé. Comment ne le serais-tu pas ?
Mais garde-moi dans un petit coin secret de ton cœur,
et descends-y dans tes jours de tristesse pour y trouver une consolation,
ou un encouragement.
Aime donc, mon Alfred, aime pour tout de bon!
Aime une femme jeune, belle, et qui n’ait pas encore aimé .
Ménage-la, et ne la fais pas souffrir ,
le cœur d’une femme est une chose si délicate.
Quand ce n’est pas un glaçon ou une pierre !
Je crois qu’il n’y a guère de milieu .
Et il n’y en a pas non plus dans ta manière d’aimer .
Ton âme est faite pour aimer ardemment ou pour se dessécher tout à fait .
Tu l’as dit cent fois, et tu as eu beau t’en dédire.
Rien, rien n’a effacé cette sentence-là .
Il n’y a au monde que l’amour qui soit quelque chose.
Peut-être m’as-tu aimée avec peine pour aimer une autre avec abandon .
Peut-être celle qui viendra t’aimera-t-elle moins que moi ,
Et peut-être sera-t-elle plus heureuse et plus aimée.
Peut-être ton dernier amour sera-t-il le plus romanesque et le plus jeune .
Mais ton cœur, mais ton bon cœur, ne le tue pas je t’en prie .
Qu’il se mette tout entier dans toutes les amours de ta vie
afin qu’un jour tu puisses regarder en arrière
Et dire comme moi, j’ai souffert souvent Je me suis trompé quelquefois
Mais j’ai aimé.
A MON ANGE …A NOS ACTES MANQUES .
NUMBER 23 .
Walter menait une vie paisible, jusqu’à ce qu’il découvre un étranger roman, « Number 23». D’abord intrigué par ce thriller, Walter s’aperçoit qu’il existe des parallèles troublants entre l’intrigue et sa propre vie. Peu à peu, l’univers du livre envahi sa réalité jusqu’à l’obséder. Comme le personnage principal de ce roman, Walter est chaque jour plus fasciné par le pouvoir caché que semble signifier le nombre 23.





